The Sense of an Ending

Les héritages non désirés au cinéma pourraient bien faire partie d’un genre à part entière tant ils sous-tendent souvent la trame d’un récit, et ce, quel que soit le genre abordé. THE SENSE OF AN ENDING pourrait donc faire partie de cette longue liste à ceci prêt que le scénario (adapté d’un roman de Julian Barnes) du film est plutôt alambiqué et que l’héritage en question ne vient pas directement de la personne concernée au premier chef.

Cela donne donc à l’histoire une portée plus complexe, plus riche qui nourrit parfaitement la narration des souvenirs du protagoniste principal et qui permet aussi de montrer l’importance du temps sur la distillation de ces souvenirs.

Car THE SENSE OF AN ENDING est en effet un récit de souvenirs et de l’éclairage de ceux-ci sur le présent de Tony, et comment sa famille est impactée. C’est par le sens du détail dont le réalisateur Ritesh Batra avait déjà imprégné son magnifique THE LUNCHBOX que la mise en scène parvient à réellement transcender la portée de ce qui, sans cela, aurait été juste un drame de plus.

Mais cette attention aux détails même insignifiants de la vie ne fonctionne que parce qu’elle est portée par des acteurs fins et sensibles comme Jim Broadbent (THE IRON LADY, BRIDGET JONES) ou Charlotte Rampling qui traduisent avec subtilité les moments porteurs du film.

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