The Salvation

The Salvation

THE SALVATION commence sur une note inhabituelle dans les westerns: la notion d’immigration. En choisissant un immigrant danois comme héros, le film se place sur un plan différent abordant un aspect peu utilisé dans ce genre. Et l’on sait ainsi d’emblée que le film se situera en dehors des sentiers classiques…
Mais en respectant ensuite tous les codes les plus usités du genre: la petite ville du far west, le clan de truands qui dirigent tout et les as de la gâchette, THE SALVATION nous replonge de plein pied dans le western vu, revu et corrigé.
Et puis vient enfin une photographie hyper-soignée, un travail indéniable sur la lumière, des acteurs de premier plan avec des trognes parfaites pour l’occasion rappelant largement celles que Sergio Leone mettait à l’honneur dans les westerns spaghettis et une femme muette (superbe Eva Green) que ne renierait pas un Quentin Tarantino.
Et là, on voit bien vite que l’hommage n’est pas loin, que le pastiche d’un certain western à la fois macho, brutal et violent est au coin de chaque scène, intelligemment mis en scène par le danois Kristian Levring et scénarisé par Anders Thomas Jensen, l’auteur des excellents et décalés ADAM’S APPLE et THE GREEN BUTCHERS.
Au final, THE SALVATION peut passer pour une sorte d’hommage à Leone façon danoise, version moderne de ces westerns que l’on adorait dans les années 70.

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