The Salesman

Après LE PASSÉ ou encore UNE SÉPARATION, le cinéaste iranien Asghar Farhadi , dans THE SALESMAN, se penche une nouvelle fois sur les remous qui peuvent agiter un couple suite à certains événements.

Car il semble bien qu’Asghar Farhadi adore raconter ce qui fait basculer les couples, il aime (comme le cinéma aime aussi) incontestablement les antagonismes et les mouvements qui peuvent naître entre deux êtres qui ont été proches. Scalpel en main (comme dans UNE SEPARATION), il dissèque le trauma de la jeune femme qui s’est fait agresser, il pose sa loupe sur son mari qui, ne parvenant pas à comprendre l’enjeu de ce qui se passe, va tenter l’auto-justice comme une vengeance source de réparation de son couple.

Magnifiquement servi par une interprétation très fine des deux protagonistes et par une mise en scène sobre qui joue sur la mise en abyme avec la pièce de théâtre de Miller que jouent Rana et Emad mais sans en abuser, THE SALESMAN puise sa force dans les rapports entre personnages, oeuvrant avec insistance pour mieux faire pénétrer le spectateur à l’intérieur des tensions du couple.

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