The Revenant

Depuis son premier long métrage, AMORES PERROS, jusqu’à l’avant dernier, BIRDMAN, chaque film d’Alejandro González Iñárritu est un événement, tant par leurs sujets, toujours originaux, que par une mise en scène parfaitement maîtrisée et des plans à couper le souffle.

Pour ce dernier point, THE REVENANT frappe toujours aussi fort et les plans longs sur des moments de bravoures (le combat avec le grizzly, les courses poursuites à cheval, etc) sont absolument époustouflants alternant avec des scènes de nature plus contemplatives. Et contrairement à la niaiserie d’un Terrence Malick (THE NEW WORLD, THE THIN RED LINE) pour qui la nature est toujours apaisante et belle, celle d’Iñárritu est soit onirique, soit implacable (l’ours, la neige, les torrents d’eau en sont autant d’exemples).

Question sujet par contre, il faut bien dire que le réalisateur/scénariste mexicain ne s’est pas fendu d’une originalité hors normes. Car THE REVENANT, ce n’est jamais qu’un ‘revenge movie’ mâtiné d’un ‘survival’ et l’on sait que le cinéma américain a su nourrir notre imaginaire dans un grand nombre de films de ce genre. Là donc, rien de particulier, rien de transcendant si ce n’est sans aucun doute la performance des deux acteurs principaux, Leonardo DiCaprio (THE WOLF OF WALL STREET) et Tom Hardy (LEGEND).

Car ces deux-là, de la même génération, aux parcours différents, sont devenus sans conteste deux têtes d’affiche quasi incontournables qui ont montré leur talent dans de multiples rôles. Dans THE REVENANT, ils sont certes formidables, peut-être un peu dans l’outrance, même si ni l’un ni l’autre n’atteignent le niveau de leur meilleur rôle.

Mélangeant souvent onirisme et réalisme soufflant, voire gore, ce nouveau film d’Iñárritu relève d’un grand cinéma spectacle qui risque de rafler pas mal de statuettes aux Oscar mais qui n’est sans doute pas le meilleur film de ce réalisateur hors normes.

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