The Recruit
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The Recruit

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 115’
Genre:
Date de sortie: 25/03/2003

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

James Clayton est un informaticien très doué. Alors qu'il est en passe de vendre un de ses logiciels à une grosse société, il est repéré par un recruteur de la CIA, Walter Burke. Mais être repéré ne veut pas dire avoir une entrée directe... Il faudra d'abord qu'il fasse ses preuves dans un camp d'entraînement secret où l'on essayera d'en faire un véritable agent. Et à peine sorti, il devra mener à bien une mission très risquée. Mais n'a-t-il pas été trompé sur toute la ligne?

 

Notre critique:

Construit comme un gigantesque lavage de cerveau organisé par la CIA sur les spectateurs, THE RECRUIT ne brille ni par son côté vraisemblable (le virus ‘électrique’ est très drôle) ni par son côté objectif. Quand on sait que le moindre film dans lequel on parle de la CIA fait l’objet d’une attention toute particulière de ladite CIA (fourniture de conseillers spéciaux, de consultants) pour qu’il n’y ait aucune ‘erreur’ dans le script, on tremble bien évidemment sur la qualité de l’information distillée quand le film en question parle du recrutement du personnel de cet organisme de renseignements bien connu. Mais, direz-vous, il ne s’agit que d’un divertissement et donc pas nécessairement de la vérité… Oui, mais on peut faire un divertissement qui ne prend pas le spectateur pour un crétin de bas étage. Enfin, il y aurait véritable délassement si le film ne restait pas d’une superficialité digne du téléfilm ou de son passage en DVD.

Et donc, le réalisateur Roger Donaldson (SPECIES, THIRTEEN DAYS), flanqué de Roger Towne au scénario, nous bombardent de ‘grosses’ valeurs made in US à coup de ‘gros’ dialogues qui ignorent que Bruxelles est la capitale de la dentelle. Et pour nous justifier le thriller CIA par excellence, ils nous retournent à qui mieux mieux les situations sans se soucier de la vraisemblance ni de la continuité. Le conseiller de la CIA sur le tournage devait être spécialiste en propagande mais pas en scénario.

Enfin, si Al Pacino est incontestablement à l’aise et maîtrise comme à son habitude son personnage de bout en bout sans en faire trop, Colin Farrel lui ne parvient pas réellement à sortir plus de deux expressions sur son visage et donne l’impression de composer un personnage en permanence à côté de la plaque dont les motivations manquent réellement de clarté! Il vaut mieux aller voir DAREDEVIL où son rôle de méchant montre quand même quelques-unes de ses qualités d’interprète…