The Pursuit of Happyness

The Pursuit of Happyness

Et hop, encore un film inspiré d'une histoire vraie… Comme si l'imagination ne pouvait plus être créditée. Enfin, passons sur ce point qui caractérise bien souvent le cinéma outre-Atlantique pour se concentrer sur la très bonne prestation de Will Smith (ALI, INDEPENDENCE DAY) relativement méconnaissable dans ce personnage de looser patenté. Il a dû croire au rôle et au film puisque il est crédité comme producteur du film également.

Il faut dire qu'il interprète un beau personnage dont l'enfant est toute la vie et qui n'oublie jamais, même lorsqu'il est au plus bas, que c'est pour son enfant qu'il doit se relever (ce jeu est probablement rendu plus facile par le fait que c'est le propre fils de Smith qui joue le rôle du gamin…).

Si un des intérêts et une des surprises du film est qu'il aborde une Amérique de l'échec, propre à l'époque de Carter faut-il dire, on regrettera cependant que l'on échappe pas en final à l'histoire traditionnelle du "tout est possible aux US à condition de le vouloir", même si elle se résume à une seule minute de bonheur…

Et hélas, si le film montre les immenses fils d'attente des sans abris et traîne (souvent trop) sur le côté misérabiliste, il nous livre une image de Will Smith parfois trop 'propre', trop solide, qui contraste fort avec le sujet et ne nous convainc pas globalement.

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