The Patriot

The Patriot

La grosse production de cette fin d’été débarque sur nos écrans sous la bannière tristement célèbre de Roland Emmerich (INDEPENDENCE DAY, GODZILLA). Si l’Allemand émigré au pays de l’oncle Sam a mis ses ambitions science-fictionesques de côté, il n’a pas abandonné son discours patriotique gras de ridicule et d’emphase. Pendant plus de deux heures (presque trois, en fait), il nous gave de sa morale Mc Donald jusqu’à nous éclater l’estomac. L’homme est un faiseur qui s’y connaît pour calibrer ses produits pour la grande consommation: il base donc son pamphlet insupportable sur un scénario tragique qui mouillera les mouchoirs des filles et enrobe le tout de scènes d’action qui humidifieront les dessous de bras des garçons.

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Certes, on prend un certain plaisir devant les grandes scènes de combat, des rangées de soldats (de synthèse) se tirent dessus à moins de quinze mètres. Certes, le rythme du film est soutenu. Certes, la guerre d’indépendance des Etats-Unis a un potentiel cinématographique indéniable. Mais…

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Mais flûte! Voici cinq ans que ce réalisateur tâcheron nous ressert ses refreins patriotiques grand-guignolesques à grands coups de budgets surgonflés, de débauches d’effets spéciaux et de stars internationales (mais que fait donc Mel Gibson dans cette galère?). Tant de moyens mis en oeuvre dans le seul but de gratifier l’ego de l’Américain moyen, nous, on dit définitivement non.

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Et vous?

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