The Painted Veil
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The Painted Veil

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Le Voile des Illusions

Equipe:
Durée : 127’
Genre: Drame romantique
Date de sortie: 06/03/2007

Cotation:

4/ 6

Si vous avez manqué le début:

Londres, 1920. Après un mariage trop vite accepté pour convenances sociales, Kitty part avec son mari, Walter, médecin bactériologiste, pour vivre à Shanghai où il doit mener des recherches. Rapidement, la jeune femme tombe amoureuse d'un autre homme. Lorsque Walter découvre l'adultère dont il est victime, il promet à Kitty de lui accorder un divorce qui ne mentionnera pas son infidélité et lui conservera ainsi une réputation sans tache, si son amant quitte sa femme pour l'épouser. Walter sait que cet homme place sa carrière avant ses nombreuses conquêtes féminines... Abandonnée par son amant, brisée, Kitty accompagne son mari dans une région où une épidémie de choléra balaie les populations et où les guerres locales font rage...

 

Notre critique:

Basé sur un roman de Somerset Maugham, ce remake d'un film de 1934 avec Greta Garbo est un drame situé dans le passé mais qui aurait très bien pu être transposé de nos jours. Choc social, choc culturel, THE PAINTED VEIL aborde des sujets complexes avec beaucoup de subtilités même si l'ensemble du film reste hélas prévisible.

A l'instar d'une Garbo, Naomi Watts (KING KONG, INLAND EMPIRE) réussit à personnifier parfaitement cette oie blanche, bourgeoise mais indépendante dans l'âme face à un Edward Norton (THE ILLUSIONIST) en scientifique froid et borné mais fou amoureux. Les deux comédiens réussissent merveilleusement à faire évoluer leur personnage respectif -le rationnel et la midinette- les amenant peu à peu vers un respect mutuel grandissant au fil des épreuves qu'ils affrontent…

Si le drame côtoie la romance dans ce film, il n'en demeure pas moins que l'ensemble du film baigne dans l'horreur de l'épidémie de choléra et que les dialogues n'hésitent pas à distiller un petit côté morbide ou cynique à plusieurs reprises. Malheureusement, on regrettera, pour ce genre, des moments trop explicites, trop démonstratifs, qui auraient pu passer par un non-dit plus sensible et subtil.

En définitive, THE PAINTED VEIL ressemble à de l'Anthony Minghella (THE ENGLISH PATIENT), mais heureusement en plus sombre et plus profond… et le spectateur aura le plaisir de sortir de la projection enrichi d'un certain nombre de réflexions sur l'humanité. Que demander de plus…?