The Northman

The Northman

On lui doit THE WITCH mais surtout l’envoutant THE LIGHTHOUSE. Lui, c’est Robert Eggers qui décidément ne fait pas des films comme les autres. Avec ce troisième long métrage, THE NORTHMAN, il concocte un film de revanche au temps des vikings, le tout enrobé dans une sacrée dose de mystique arrosé comme il faut d’un gore salutaire!

Bon bien sûr, ça respire solidement la testostérone avec un Alexander Skarsgård bestial aux pectoraux bombés et à la revanche à fleur de peau. Mais la mise en scène est complètement en phase avec le propos et la volonté de décrire un pan d’une histoire où l’humanité ne s’embarrasse que très peu de tendresse et d’amour. Lorsque l’on aime, on aime dans le sang et la violence.

La force de THE NORTHMAN est aussi d’avoir une imagerie particulièrement contrastée où l’on retrouve aussi bien la beauté incroyable des paysages, mise en avant par la photographie de Jarin Blaschke (qui avait travaillé sur les 2 films précédents de Eggers), que la noirceur des décors.

Si Skarsgård domine le casting par sa bestialité, les autres interprètes ne font pas dans la demi-mesure. La mère jouée par Nicole Kidman, manipulatrice confirmée, cherche le pouvoir à tout prix et notamment grâce au personnage sans pitié de Claes Bang (THE SQUARE). Anya Taylor-Joy (SPLIT, GLASS) et son visage singulier donne à son personnage ce côté magique et sorcière qui vient renforcer l’atmosphère du film.

Paganisme, animisme, magie, mysticisme sont autant d’axes de récit que brasse THE NORTHMAN entraînant le spectateur dans un tourbillon d’émotions diverses souvent très romantiques (dans le sens premier du terme). Et dans ce maelström de passion et d’émotion, on sait confusément que personne n’en réchappera…

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