The Mist
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The Mist

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 127’
Genre: Film d'horreur
Date de sortie: 22/04/2008

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Maine, Etats-Unis. Après une tempête, David Drayton, sa femme et leur fils Billy ne peuvent que constater les dégâts à leur maison et à l'abri au bord du lac. Alors que David et son fils se rendent en ville pour acheter de quoi réparer la maison, le brouillard monte soudain du lac, il vient des montagnes avoisinantes... Et avec le brouillard arrivent aussi des monstres sortis de nulle part, des abominations qui semblent envahir la petite ville où d'innocents citoyens sont enfermés dans un supermarché...

 

Notre critique:

Ce qui fait la force de ce Stephen King, ce n’est pas tant les monstres extérieurs au supermarché que ceux qui vont surgir de l’intérieur de chacune des personnes terrorisées. Son analyse du comportement humain en huis-clos soumis à une pression de terreur est tout à fait intéressante et hélas très réaliste!

Même si pendant la première heure, le huis-clos dans le supermarché finit par montrer ses limites, THE MIST reste un film réussi à plus d’un titre: d’abord parce qu’il ne donne aucune explication (forcément) foireuse sur l’apparition des monstres (ce qui d’ailleurs est encore plus terrifiant), ensuite parce que c’est un film qui va jusqu’au bout de sa démonstration sans aucune concession (le final est soufflant) mais aussi parce que c’est un spécialiste de King qui est à la barre.

En effet, Frank Darabont peut certainement se vanter d’avoir fait parmi les meilleures transpositions à l’écran des oeuvres du maître de l’angoisse: THE SHAWSHANK REDEMPTION ou encore THE GREEN MILE ont en effet été des réussites tant publiques que critiques.

Pas de grandes stars pour ce THE MIST mais un casting solide dont Marcia Gay Harden (INTO THE WILD, MONA LISA SMILE) en prêcheuse illuminée n’est pas la moindre des pièces. Thomas Jane (DREAMCATCHER) et Laurie Holden (SILENT HILL) tiennent assez bien leur rôles sans ostentation mais avec beaucoup de naturel.

"Comme espèce, nous sommes fondamentalement malades" glisse Ollie, l’un des protagonistes… C’est sans doute la phrase qui illustre le mieux ce film qui distille lentement l’angoisse et la terreur dans nos petites vies bien rangées…