The Light Between Oceans

C’est à Derek Cianfrance que l’on doit le très romantique (dans le sens premier du terme) et très contemporain BLUE VALENTINE et aussi le thriller THE PLACE BEYOND THE PINES, qui tous deux ont toujours en toile de fond une histoire d’amour forte, une histoire de famille plus ou moins dramatique, le tout situé dans un environnement plutôt urbain.

Avec THE LIGHT BETWEEN OCEANS, Derek Cianfrance se replonge à nouveau dans le (mélo)drame familial le situant cette fois au début du 20ième siècle et dans un environnement plus dominé par la nature que par l’homme, un phare sur une île déserte.

Sur cette île abandonnée des humains, avec cet homme vidé par la guerre, sans plus d’émotions disponibles, va donc se dérouler le drame adapté d’un roman. Et disons-le d’emblée, bien plus que le drame…

Car THE LIGHT BETWEEN OCEANS est un véritable mélodrame appuyant à chaque image (par ailleurs des images somptueuses) là où cela fait le plus mal au spectateur, manipulant ce dernier sans vergogne par un récit convenu dans lequel chaque drame (ou bonheur) tombe parfaitement telle la pièce de puzzle manquante au tableau.

Et même si Alicia Vikander (THE DANISH GIRL, JASON BOURNE) est décidément charmante et son jeu non moins parfait, et même si Michael Fassbender (STEVE JOBS, X-MEN: APOCALYPSE) donne à son personnage toute la subtilité nécessaire, et même si Rachel Weisz (YOUTH, THE LOBSTER) tirerait des larmes à un crocodile, on ne peut s’empêcher de sentir toute la pesanteur d’une histoire qui se veut trop exemplaire pour être réellement spontanée.

Articles associés

Un petit miracle

Babylon

The Enforcer