The Imitation Game

The Imitation Game

C’est sur un flashback en 1939, douze ans plus tôt, que commence vraiment THE IMITATION GAME (le nom du célèbre article publié par Alan Turing), un biopic dont le héros central est le génie mathématique qui a réussi à craquer avec son équipe la machine allemande à coder les messages de guerre: Enigma.
Pour incarner ce génie, cet inadapté complet, qui mieux que l’interprète d’un autre inadapté (Sherlock Holmes) pouvait entrer dans ce personnage? Personne, et c’est donc Benedict Cumberbatch qui s’est glissé dans la peau du mathématicien. Composant un personnage complexe, le comédien porte une grande partie du film sur ses épaules, formidablement soutenu par le charme et le jeu de Keira Knightley.
Si le film narre bien sûr tous les travaux et les difficultés rencontrés par l’équipe réunie par les militaires britanniques autour de Turing, le propos ne se contente pas de cette innocente et édifiante biographie, il raconte aussi les déboires d’Alan Turing, l’homosexuel, dans une société britannique qui le condamnera après guerre à la camisole chimique, annihilant ce brillant cerveau qui se suicidera à l’âge de 41 ans.
Ce mélange entre biographie pure et dure et dénonciation fait perdre beaucoup de force au film que l’on aurait bien voulu soit plus partisan, soit plus riche dans son approche d’un personnage étonnant, hors du commun, qui a changé la face de la deuxième guerre mondiale.

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