The Gray Man

The Gray Man

Les frères Russo (Anthony et Joe) se sont principalement fait connaître grâce au Marvel Cinematic Universe ayant commis 2 CAPTAIN AMERICA: THE WINTER SOLDIER et CIVIL WAR et 2 AVENGERS: INFINITY WAR et ENDGAME. Donc il était logique, vu leur palmarès (on aime ou on aime pas le MCU), de leur confier ce projet (qui date des années 2010) et qui nous propose une énième variation autour de l’espion invincible et sans failles qu’il s’appelle James ou Ethan.

Sorti d’abord en salle puis ensuite sur la plateforme de streaming Netflix, THE GRAY MAN est l’archétype même de ce type de film d’espionnage: combats, tortures, action et dialogues légèrement décalés (qui se veulent drôles).

Mais voilà à force d’en rajouter sans arrêt, que ce soit dans l’exotisme (on ne compte plus les lieux où passe le héros: Prague, Croatie, USA, Vienne, Bangkok, etc) ou dans celui qui casse le plus de building à coups d’effets numériques, ce type de film sombre au fur et à mesure dans une surenchère qui se traduit le plus souvent par une avalanche de fins dans un scénario qui perd totalement sa « suspension consentie de l’incrédulité » au fil des scènes invraisemblables.

Pourtant, avec le casting à leur disposition, les charmes conjugués de Ryan Gosling et de Ana de Armas, et avec le plaisir que prend visiblement Chris -Captain America- Evans à composer un personnage de méchant parfaitement psychopathe, on peut dire que les frères Russo auraient pu pousser le divertissement plus loin que le minimum syndical et nous proposer un vrai hit d’été à la fois dans les salles obscures et sur le petit écran lors des longues soirées caniculaires.

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