The Finest Hours

Basé sur une histoire vraie… Combien de fois va-t-il falloir que l’on nous assène ce genre de phrase toute faite pour justifier une histoire de fiction qui a quelques relents d’histoire vécue? On peut se le demander surtout avec ce THE FINEST HOURS qui nous narre à coups de grandes vagues déferlantes un sauvetage en mer exceptionnel en passant à côté de l’exceptionnel justement.

Tout cela parce que THE FINEST HOURS utilise de grosses ficelles narratives pour raconter une histoire somme toute très convenue. Avec sa musique hyper appuyée et ses bons sentiments en veux-tu en voilà, ce qui aurait dû être un film d’action épique se résume souvent à une bluette ou un pétard mouillé.

Car même les moments d’action usant et abusant d’effets spéciaux ne fonctionnent pas, manquant de réalisme, le comble pour la transcription d’un tel exploit! Quant à Chris Pine (STAR TREK, STAR TREK INTO DARKNESS), héros de l’histoire, il semble plus mal à l’aise sur son bateau et en amoureux transi que sur le pont de l’Enterprise au beau milieu des étoiles… Le seul qui tire un peu son épingle du jeu, c’est Casey Affleck (INTERSTELLAR, THE KILLER INSIDE ME).

Avec sa photographie déjà fort sombre (la 3D -qui ne sert à rien une fois de plus- n’arrange pas les choses), THE FINEST HOURS ne fonctionne décidément pas, avec ses moments un peu longuets et ses hésitations sur les scènes d’actions. Si Craig Gillespie avait convaincu avec son remake de FRIGHT NIGHT, il vaudra mieux oublier ce film-ci dans sa filmographie.

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