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The Final Cut

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 90’
Genre:
Date de sortie: 18/06/1996

Cotation:

00 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Un timbré fait exploser des immeubles un peu partout à Seattle. La police ne sait plus où donner de la tête. Les démineurs sautent les uns après les autres. Mais qui arrêtera le dingue?

 

Notre critique:

Quand notre charmant rédacteur en chef m’a donné la délicate mission de critiquer FINAL CUT, j’avoue avoir ri… Beaucoup ri ! Ils ont donc osé sortir ce film en salles. De pauvres spectateurs innocents vont le voir, perdre leur temps, éroder leurs nerfs, voire même sombrer carrément dans la démence ou dans une crise de désespoir intense… Ma mission n’aura donc qu’un seul but: vous convaincre que ce film est une daube incommensurable, un navet au goût rance qui a germé en cave. D’ailleurs, les abonnés du Festival du Film Fantastique de Bruxelles ne se sont pas laissés prendre: FINAL CUT a reçu le prix du « plus mauvais film – toute catégorie confondue – projeté lors du Festival »… rn

L’action de FINAL CUT se déroule à Seattle. Un malade mental terrorise la population: il fait exploser des maquettes, un peu partout dans la ville (ah, c’était pas des maquettes?) Euh, disons qu’il place des bombes, et que, quand elles explosent, ben, ce sont des maquettes qui pètent… Bref, l’équipe spéciale de déminage de la police est sur les dents (ça doit faire mal aux gencives). Et voilà t’y pas que le sale type décide aussi d’éradiquer systématiquement tous les vaillants démineurs. Et de tendre un piège au héros de service, Sam Elliot (MASK). Ce dernier s’empressera de coucher avec une femme-flic, et de démasquer l’abominable psychopathe, qui, comme par hasard, est un policier faisant partie lui aussi du service déminage. Le monde est petit! rn

Le scénario, insipide, est un croisement entre BLOWN AWAY et DIE HARD 3. Il ne surprend pas. Il n’y a pas de suspens. Les péripéties sont téléphonées une demi-heure à l’avance (cela vous permet de piquer un petit roupillon entre deux explosions). C’est une succession de scènes de déminage, de plus en plus mal filmées ! A la surprise générale, tous les héros survivent, non sans avoir abondamment transpirés devant des petits fils rouges, bleus, jaunes ou verts, tandis que tous les personnages secondaires échouent et tapissent les murs. rn

Au niveau mise en scène, il faut reconnaître que Roger Christian ne s’en tire pas trop mal… pendant les trois premières minutes. On n’y croit presque. Il faut dire qu’il met le paquet: compte à rebours, images de synthèse (la bombe en 3D, mon dieu que c’est bô et dans le vent!), et explosions de maquettes ou images d’archives. Bref, il fait ce qu’il peut, avec ses moyens et son budget. Hélas, les deux semblent fortement limités… Quant aux acteurs, à part Sam Elliot, qui se demande entre deux scènes de cul (si, si, il y a aussi du cul!), ce qu’il fout dans cette galère, il y a Amanda Plummer (PULP FICTION, BUTTERFLY KISS). Mais ne rêvez pas: elle reste trois minutes à l’écran (compte à rebours faisant foi), le temps de la scène d’ouverture. Et puis, boum ! Plus de Amanda Plummer. Merci Messieurs les concepteurs d’affiches, vous qui avez mis son nom en grand, comme si elle donnait la réplique à Sam Elliot. Vous nous la bousillez avant le générique, notre vedette!!!! En conclusion, seule le début du film est « regardable ». Le seul conseil que j’ai donc à vous donner est d’aller voir un autre film. Et si vous y tenez, pendant les pubs, vous simulez un petit pipi, et vous aller vous asseoir trois minutes dans la salle de FINAL CUT. Cela suffira amplement à votre « culture cinématographique »!