The Fault in Our Stars

The Fault in Our Stars

Le cancer chez les ados ou les plus jeunes enfants est un sujet maintes fois traité -on pensera notamment à RESTLESS de Gus Van Sant ou au film français LA GUERRE EST DECLAREE- et qui peut très vite tomber dans le mélodrame appuyé et le pathos sur toute la ligne.

Que l’on se rassure, THE FAULT IN OUR STARS a au moins le mérite de ne pas en faire trop et d’avoir su choisir avec soin des acteurs dans le vent (on retrouve ainsi Ansel Elgort et Shailene -Tris- Woodley frère et soeur dans DIVERGENT) pour conscientiser les spectateurs adolescents au problème du cancer.

Commençant comme un conte de fée mélodramatique, le récit s’attache assez rapidement à la romance entre les deux jeunes et fait passer tout à fait correctement les émotions liées au cancer, comme à la maladie d’amour, en jouant peut-être parfois un peu trop sur des artifices scénaristiques (notamment la valse hésitation pour le voyage à Amsterdam) et en évitant à peine le déjà-vu.

Là où le film se dégage d’un certain classicisme, c’est par l’introduction de l’auteur du bouquin favori de l’héroïne, Peter Van Houten, auteur fantasque, cynique et totalement désagréable, merveilleusement interprété par Willem Dafoe, après 1h15 de film. Véritable climax de l’ensemble sur lequel vient s’articuler le basculement mélodramatique, cette rencontre donne clairement un regain d’intérêt à tout le récit.

Au delà de l’objet cinématographique somme toute assez balisé,  on appréciera sans doute la volonté des auteurs de délivrer un message d’espoir et une leçon de vie en direction des adolescents plutôt qu’un énième film sur le sujet à l’attention des parents…

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