The Eye
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The Eye

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 98’
Genre: Film d'horreur
Date de sortie: 08/04/2008

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Suite à un tragique accident, Sydney Wells (Jessica Alba), violoniste de grand talent, est aveugle depuis son enfance. Après une opération qu’elle attendait depuis toujours, elle recouvre la vue. Avec l’aide de son médecin et le soutien de sa soeur aînée elle va devoir réapprendre à vivre avec sa vision retrouvée. Mais son bonheur est de courte durée quand elle commence à apercevoir d’effrayantes visions fantomatiques. Sont-elles dues au cerveau de Sydney qui doit s’habituer à sa nouvelle situation ou sont-elles de vraies images? Tandis que ses proches et ses amis commencent à douter de sa santé mentale, Sydney devient lentement convaincue que le donneur anonyme a ouvert d’une façon ou d’une autre une porte vers un monde angoissant que seulement elle peut entrevoir.

 

Notre critique:

Alors que Martin Scorsese s’était emparé (avec THE DEPARTED) il n’y a pas si longtemps du remake de INFERNAL AFFAIRS, monté par les frères Pang en 2002, voici cette fois un remake d’une de leur réalisation, THE EYE, film que Oxide et Danny Pang avaient assez bien réussi tant sur le plan scénario que sur le plan de la mise en scène. Cette réussite a déjà valu à THE EYE version HK de générer deux suites à ce thriller fantastique psychologique, suites inédites en salles chez nous…

Cette fois, ce sont deux français, David Moreau et Xavier Palud, auteurs du creux ILS, qui se sont attelés avec l’aide du scénariste de SNAKES ON A PLANE à la copie américaine (chercher l’erreur) du film des frères Pang. On ne dira donc pas que THE EYE n’est pas ‘international’…

Présenté en ouverture du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles en 2008, THE EYE, en soit, n’est pas spécialement mauvais, mais on y retrouve hélas ce qui arrive toujours entre un film asiatique et un film occidental: l’explicite prend le plus souvent la place du non-dit qui est réduit à sa plus simple expression. Encore heureux que l’original n’était pas trop ‘asiatique’ sur ce plan-là…

Le reste du remake est sans surprises et relativement fidèle à l’original. Jessica Alba en vedette féminine y est assez convaincante, la mise en scène ne jouant pas trop sur sa plastique, mais par contre Alessandro Nivola, dans le rôle de Paul, joue un peu trop en retrait et ne semble pas à l’aise dans toutes les scènes.