The Butterfly Effect
Accueil Critiques The Butterfly Effect

The Butterfly Effect

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 113’
Genre:
Date de sortie: 20/04/2004

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. Evan Treborn a la faculté de pouvoir retourné dans son passé. Fasciné, il va d'abord mettre son don au service de ses amis dont les vies ont été brisées. Mais Evan va découvrir que son don est aussi puissant qu'incontrôlable. En intervenant sur le passé, il modifie son présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets de ses "corrections". La situation devient rapidement ingérable…

 

Notre critique:

Idée toute aussi simple qu’efficace, celle de THE BUTTERFLY EFFECT l’est sans aucun doute! Le traitement, lui, s’il s’avère convainquant, bien balancé, la fiction avance, elle, à son rythme. Accumulant les catastrophes, notre héros n’arrête pas de redéfinir son existence et celles de ses proches, occultant ainsi une quelconque évolution du personnage. Nous sommes bien évidemment face à un film de genre qui porte haut et fort ses qualités et ses défauts. Bons concepts, bons retournements, bonne évolution mais… le voyage dans le temps est un thème aussi emballant que casse-gueule car il offre trop facilement au spectateur l’éventualité de fomenter mille et une possibilités (voire solutions). A défaut de laisser le spectateur analyser, décortiquer la mécanique, les maîtres d’oeuvre auraient sans conteste dû accélérer leur narration. Effectivement, il est des situations tellement insoutenables qu’on n’arrive mal à diriger le fait que le malheureux « voyageur » puisse supporter plus qu’un quart de seconde ce qu’il vient de générer. Et de fantasmer un tonifiant Tom Tykwer (époque LOLA RENNT) derrière la caméra nous chahutant au possible… Et pour enfoncer le clou, le coup du gars à qui l’on rabâche tous les quarts d’heure que son cerveau est passe de se transformer en confiote qui n’y prête aucune attention -et de plus qui ne porte aucune séquelle de ses allers-retours existentiels- est un peu fort de café! Reste que les acteurs campent avec aplomb leurs personnages et qu’on se laisse volontiers aller dans les méandres –parfois simplistes– de cette odyssée temporelle!

Donc, nous n’ergoterons pas de trop! Nos amis Bress et Gruber, réalisateurs, ont réussi un beau pari en marge des studios et ont mis en boîte un bon petit film de genre sans se couper du grand public.