The Bourne Identity

The Bourne Identity

Vous ressentez un certain air de déjà-vu? Normal, car à la source de ce film et de la BD Treize, on trouve les mêmes romans de Robert Ludlum, dont LA MEMOIRE DANS LA PEAU écrit en 1980. Si l’histoire de fond ne manque ni d’enjeux dramatiques ni de personnages intéressants, sa transposition à l’écran laisse quant à elle une impression de chaos mou du ventre, sans ambition, nivelé au format de la série B américaine.

La principale faute vient probablement de la mise en scène sans envergure de Doug Liman (GO, SWINGERS). Le réalisateur ne parvient pas à trouver ses marques entre des désirs (apparemment) contradictoires de faire un film de baston et un film de personnages. L’action est trop classique et les cascades banales. Les combats sont rendus illisibles par un découpage violent mais plus qu’approximatif.

Quant aux acteurs -à l’exception du vilain Chris Cooper– ils ne parviennent jamais à nous faire croire à cette histoire alambiquée. Matt Damon est tout sauf crédible (qui a bien pu commettre cette monumentale erreur de casting). Quant à Franka Potente, c’est avec déception qu’on la voit se quasiment dégradant.

THE BOURNE IDENTITY est un film à l’image de son personnage principal: en quête d’identité. Pas de quoi révolutionner la série B automnale.

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