The Bling Ring

The Bling Ring

Inspiré de faits divers décrits dans un article de Vanity Fair, le dernier film de Sofia Coppola (LOST TRANSLATION, VIRGIN SUICIDE) présenté à Cannes se penche donc sur les méfaits d’une médiatisation et d’une peopolisation à outrance de notre société.
Dans cette description d’une jeunesse dorée et désoeuvrée dont l’admiration des célébrités est sans borne et pratiquement maladive (en tout cas pour Rebecca ou Nicki), la réalisatrice décide clairement de ne pas porter de jugement tout en donnant à la mise en scène de son film le même côté clinquant qui attire cette même jeunesse. Ce faisant, elle s’enfonce dans une tautologie qui finit par réduire la portée de son sujet…
Et l’on se retrouve alors comme un spectateur piégé par ce même intérêt pour le factice et la vanité de cette célébrité qui s’étale devant nous. Tant et si bien que la vision de la ‘vraie’ demeure de Paris Hilton devient presque la quête d’un graal de l’excès pour les protagonistes et les spectateurs. On se croirait alors un peu dans un roman de Bret Easton Ellis, égrenant les noms des stars et des marques comme le symbole d’un cinéma hollywoodien qui vit de, et sur, ce même terreau.
La récupération finale par les médias, qu’ils soient sociaux ou non, donne plutôt froid dans le dos, surtout quand Nicki -illuminée, dans les deux sens du mot, par Emma Watson (HARRY POTTER)- finit par transcender toute l’histoire auprès des médias qui veulent bien écouter son édifiant discours.
Et c’est d’ailleurs cela qui évite au film de sombrer complètement du côté obscur de la célébrité en finissant quand même par dénoncer la manipulation tellement évidente de cette sangsue qui se suce son propre sang…

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