The BFG

Basé sur le roman de Roald Dahl, le nouveau film de Steven Spielberg renoue avec la veine ‘film pour enfants avec des enfants’ du réalisateur américain. Loin des MUNICH et autres derniers films de Spielberg (LINCOLN, BRIDGE OF SPIES), THE BFG (The Big Friendly Giant), vu sa filiation avec Roald Dhal, est clairement positionné comme un conte pour enfants.

Si la réalisation de Spielberg est bien sûr impeccable, et si l’univers des géants est parfaitement mis en images, le film dans son ensemble manque complètement de punch. L’histoire de ce petit géant parmi les grands, végétarien parmi les dévoreurs d’enfants, attrapeur de rêves de son état, est tout sauf passionnante d’autant plus que le récit privilègie les actes banals du géant dans de longues scènes descriptives.

Qui plus est, le langage très imagé et très décalé des géants (qui accumulent les confusions de sens et de mots en anglais) passent assez mal dans les sous-titres et le spectateur non anglophone perd sans doute une bonne part de l’humour langagier.

Celà étant dit, les plus jeunes spectateurs (aux alentours de 6 à 8 ans) apprécieront sans doute ce qui correspond plus à un exercice de style pour le réalisateur américain qu’à un film qui marquera à jamais sa filmographie. On notera quand même l’excellente prestation très naturelle de l’interprète de Sophie, Ruby Barnhill, que l’on risque de retrouver bientôt dans d’autres productions.

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