The Anniversary Party
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The Anniversary Party

par Sylvie Jacquy
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe :
Durée : 115’
Genre :
Date de sortie : 06/11/2001

Cotation :

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Dans leur splendide villa cachée sur les hauteurs de la Citée des Anges, Sally et Joe forment un couple très showbiz hollywoodien. Elle est actrice mais vraiment plus sur le haut de la vague, il est écrivain et va bientôt mettre en scène son premier film adapté de l’un de ses romans. Malgré une relation plutôt houleuse et chaotique, ils viennent malgré tout de franchir le cap des six ans de mariage. Ce véritable record de longévité dans le milieu se devant d’être fêté dignement, ils décident d’organiser une petite party entourés de leur bande de copains pour les aider à souffler leurs bougies. Riches, célèbres et la quarantaine arrivant à grandes enjambées, ils sont venus, ils sont tous là, treize au total. Pas un ne manque à l’appel, anciens flirts, amis fidèles, complices de travail et même le couple de voisins coincés et grincheux, histoire de ne pas voir la police débarquer. Petits fours, embrassades, champagne et ecstasy à gogo, toute la joyeuse bande débarque avec ses petits cadeaux mais aussi ses gros paquets de névroses, jalousies et rancœur transformant progressivement cette soirée légère et décontractée en règlements de comptes et mises au point. La nuit va être longue et pleine de rebondissements…

 

Notre critique:

Dame Nature ne nous ayant fait don que de deux membres supérieurs à moins de s’appeler Shiva le seul moyen de faire un film à quatre bras est de faire appel à une autre paire, ce qui par dessus le marché offre aussi l’avantage de deux yeux supplémentaires. Conscients de cette lapalissade mais aussi de ses avantages, les comédiens Jennifer Jason Leigh et Alan Cumming ont donc co-écrit, co-réalisé et aussi coproduit cette comédie de moeurs acide et caustique qu’est THE ANNIVERSARY PARTY. Ils nous offrent ainsi une vue plongeante et réaliste sur l’amour, l’amitié les illusions et les angoisses du milieu bien givré du beau linge artistique de Los Angeles. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le quotidien de ce petit monde sans jamais oser le demander. Leigh et Cumming savent de quoi ils parlent puisqu’ils en font partie. Au cas où vous seriez sceptique et pour renforcer leur propos, le tandem a réuni pour l’occasion un casting de vrais potes dans la vraie vie, Gwyneth Paltrow, Jennifer Beals, Kevin Kline ou encore John C. Reilly et bien d’autres. Tourné en 19 jours dans une grande villa et à l’aide de caméras numériques, ce film qui réunit une belle brochette d’acteurs à des allures de Loft Story Hollywoodien version décapante où ni la piscine et le chien n’ont été oubliés.

Si la trame de l’histoire n’est pas des plus originale (une bande d’amis organise une soirée qui va tourner au vinaigre) et que ses auteurs n’ont pas eu à chercher bien loin pour trouver anecdotes et inspiration, cette party n’en reste pas moins une satire endiablée où tout le monde semble s’être amusé comme des petits fous pour croquer et se moquer d’eux mêmes. D’ailleurs pour la petite histoire, pendant la durée du tournage chacun s’était installé dans les pièces annexes de la maison comme si ils étaient chez eux avec leurs effets personnels. Cette fusion collective qui se dégage aussi de la première partie du film est bougrement contagieuse et l’on se sent très vite intégré dans cette réunion de vieux potes qui ne vont pas tarder à se faire la fête. Mais cette galerie de personnages croustillants et caricaturaux juste comme il faut, va perdre un peu de son mordant et de sa vivacité à l’heure des bilans, le ton léger et pertinent virant un peu au psychodrame lacrymal et mélancolique pas franchement passionnant. Même si on savait déjà que le quotidien des stars n’était pas spécialement reluisant et que les vapeurs d’alcool et la consommation de substances illicites avaient des effets stupéfiants. THE ANNIVERSARY PARTY, lau-delà de ces quelques maladresses, n’en demeure pas moins un film sympathique et sincère. Devant tant de pétulance et de spontanéité, on aurait tort de ne pas aller en souffler les bougies.