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Switchback

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 118’
Genre:
Date de sortie: 23/12/1997

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

l'agent du FBI Frank Lacrosse poursuit depuis des années le tueur en série qui aurait un jour kidnappé son fils... C'est devenu chez lui une obsession qui a pris le pas sur sa propre existence. Un beau jour, il croit avoir retrouvé sa trace. Mais qui est le chasseur... et le chassé?

 

Notre critique:

Il n’y a plus aucun doute désormais: les tueurs en série sont à la mode. D’abord réservés à un certain public (HALLOWEEN, HENRI PORTRAIT OF A SERIAL KILLER), puis révélés ensuite à une plus large audience (SILENCE OF THE LAMBS, SEVEN), ils ne cessent de défrayer la chronique cinématographique. Il devient dès lors de plus en plus difficile de trouver des films qui, à l’instar de l’excellent CITIZEN X, parviennent à exploiter de manière quelque peu originale cette veine sans sombrer dans une violence gratuite (NATURAL BORN KILLERS) et provocatrice…

SWITCHBACK (présenté sous son nom original GOING WEST IN AMERICA au Diamond Film Experience en 1997) appartient très clairement aux films qui tentent de se démarquer par une histoire originale. A la vision du film, on sent clairement que si SWITCHBACK est la première réalisation de Jeb Suart, ce n’est pas son premier scénario (48 HOURS, DIE HARD, THE FUGITIVE). La fluidité du récit ainsi que la façon dont il est monté (les deux histoires en parallèle au début) montrent la bonne maîtrise scénaristique de Stuart. C’est hélas plus sa mise en images très conventionnelle et très plate qui nuit à la qualité générale du film qui, de ce fait, ne parvient pas à réellement investir le spectateur.

Dommage car le choix de Danny Glover (LETHAL WEAPON) pour l’interprétation du tueur avait un côté tout aussi surprenant et original que le scénario lui-même. Enfin, SWITCHBACK reste malgré la faiblesse de mise en scène un film d’un bon niveau qui sort du lot des films de tueurs en série par son originalité et par l’absence d’une violence outrancière.