Sweet November

Après BOUNCE, comédie romantique tendance neuneu, voici SWEET NOVEMBER, comédie romantique tendance mélo.
Deux constatations.
Premièrement, à Hollywood, la mode est à la comédie romantique et les scénaristes n’hésitent plus à mettre des ingrédients vraiment pas drôles dans leur sauce.
Deuxièmement, publicitaire est devenu en quelques films (WHAT WOMEN WANT, THE KID, BOUNCE, …) le métier du jeune con arrogant qui n’a rien compris à la vie.
Au-delà de ça, on ne retiendra pas grand chose de cette histoire d’amour à l’entame originalement joyeuse et à la conclusion malheureusement dramatique. Sans dévoiler le rebondissement qui survient au dernier tiers du film, on peut dire qu’en expliquant les motivations du personnage interprété par Charlize Theron, les deux premiers tiers perdent de leur magie et acquièrent a posteriori une coloration conventionnelle qu’ils n’avaient pas tant que l’on pouvait s’interroger sur le pourquoi du comment. C’est d’autant plus regrettable que Charlize Theron est surtout adorable en électron libre. Quant à Keanu, il fait l’agacé, le ravi et le triste avec la conviction nécessaire.
Il manquera toutefois toujours à ces productions calibrées ce petit supplément d’âme qui pourraient nous les rendre authentiquement attachantes. L’émotion générée est toujours frelatée par la présence des grosses ficelles que l’on devine derrière le scénario. Et si on a la larme à l’oeil, au bout du compte on râlera de s’être ainsi laissé un peu avoir.
Ajoutons pour être complet que ce SWEET NOVEMBER est le remake d’un film du même nom modestement réalisé en 1969 par Robert Ellis Miller, homme de télévision, dont le seul titre de gloire au cinéma fut REUBEN, REUBEN avec Tom Conti et Kelly Mc Gillis. Ce qui amène une désolante constatation: Hollywood recycle du pas très bon pour en faire du pas terrible. Mais quand donc les spectateurs se mettront-ils en grève pour sanctionner le fonctionnement de l’usine à rêves?

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