St. Vincent

St. Vincent

Voilà un film plutôt inattendu: sur un sujet qui sent un peu le déjà-vu -le vieux gars un peu acariâtre qui se retrouve avec un mioche dans les pattes, le réalisateur et scénariste, Theodore Melfi (dont c’est le second long métrage), nous concocte un film très sensible, plein de surprises et d’une émotion palpable, largement porté par l’interprétation de Bill Murray et de Naomi Watts.

Il faut dire que, quand on voit Bill Murray dans ce rôle, on ne peut s’empêcher de penser à Jack Nicholson dans ses meilleurs rôles de bougons professionnels (AS GOOD AS IT GETS ou SOMETHING’S GOTTA GIVE), ce qui est quand même une référence! Ce personnage misanthrope au possible, imbuvable au grand coeur, semble lui aller comme un gant et les répliques grinçantes fusent avec bonheur. Avec son rôle de prostituée d’origine russe, Naomi Watts semble oublier sa déconvenue dans le rôle de Diana et nous sert une prestation décoiffante de pute au grand coeur.

Pour le reste, et même si il n’y a pas beaucoup d’imprévus, les dialogues sont bien ciselés et les situations fonctionnent parfaitement, ce qui fait de ce ST. VINCENT une excellente surprise en cette période de fêtes.

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