Spider-Man: No Way Home
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Spider-Man: No Way Home

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Cotation:

5/ 6

Si vous avez manqué le début:

Spider-Man a tué Mysterio, le prétendu sauveur de la planète. Et en plus, on vient d'apprendre que SpiderMan est... Peter Parker. Fini donc la tranquillité et l'anonymat pour le tisseur de toiles.

 

Notre critique:

C’est en 2017 que le troisième reboot de Spider-Man, SPIDER-MAN HOME COMING, voyait le jour. Après ceux de Sam Raimi démarrés en 2002 (avec SPIDER-MAN) qui mettait Tobey Maguire dans le costume du tisseur, puis le AMAZING SPIDER-MAN avec Andrew Garfield en 2012, réalisé par Marc Webb, c’était au tour de Jon Watts à la réalisation et de Tom Holland en rouge et bleu de se frotter à ce jeune super-héros.

Avec ce SPIDER-MAN: NO WAY HOME, suite du FAR FROM HOME (décidément, Spidey a des problèmes avec sa maison! Le prochain sera sans doute Home Alone…), Jon Watts continue donc sur sa lancée une trilogie plutôt réussie même si on pouvait trouver à redire dans les 2 opus précédents.

Sorte de feu d’artifice final, ce troisième opus propose un scénario très riches en rebondissements.Il joue abondamment sur le multivers, justifiant ainsi -joyeusement- toutes les invraisemblances possibles: rassembler en un même lieu et temps presque tous les super-vilains de l’araignée et faire se croiser les spider-man (ou plutôt les interprètes) des opus précédents.

Les dialogues jouent à fond la carte de l’humour et de l’auto-référencement (qui fera bien sûr plaisir aux fans) et les interprètes prennent visiblement plaisir à ce jeu du chassé-croisé entre univers.

Alors bien sûr, on peut se poser la question: les producteurs, les scénaristes et les autres ne poussent-ils pas le bouchon un peu loin? Le jeu sur les multivers n’est pas de leur fait et il a été exploité de nombreuses fois dans l’univers des comics pour réanimer et redonner du souffle à des histoires qui avaient depuis longtemps atteint leurs limites. Il est donc légitime de l’utiliser pour dynamiser une franchise et permettre de re-booster l’univers de Spider-Man.

Malheureusement cette avalanche d’effets narratifs et d’effets spéciaux a hélas toujours le même impact sur le contenu émotionnel d’un tel film: amener l’émotion vers une sorte de néant encore renforcé par un humour qui tente de dé-dramatiser le tout. Se faisant on vide d’une partie de sa substance le film le réduisant à un état de divertissement pur dont les réflexions (par exemple le rapport à la célébrité) auraient pu être très intéressantes si elles avaient été approfondies.

Petit rappel habituel: n’hésitez pas à rester en salle jusqu’à la fin de l’ensemble du générique pour bénéficier des teasers sur la suite de l’univers Marvel…

 

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