Spectre

Alors que Bond poursuit la quête entamée dans SKYFALL en souvenir de M, c’est tout le MI6 qui est en balance puisque le MI5 a décidé de metre fin au programme 007, jugé bien trop passéiste! Sorte de suite au précédent, ce SPECTRE est, à l’instar de SKYFALL, une plongée dans le passé de Bond, dès le générique qui oscille entre souvenirs du passé et son affrontement avec l’organisation Spectre.

Et si, comme d’habitude, on a droit à un zeste d’humour, une pincée d’exotisme (Rome, Mexique, Autriche, etc), de l’action bien menée, de jolies et peu farouches jeunes filles, on reste largement sur sa faim quand on compare cette ‘suite’ à son prédécesseur, réalisé par le même excellent Sam Mendes (AMERICAN BEAUTY, JARHEAD).

Le côté noir et mystérieux de SKYFALL s’est en effet complètement envolé au profit d’un Bond plus traditionnel, et la plongée dans le passé qui avait ravi les fans de l’agent préféré de sa Majesté n’est plus ici qu’un vague argument pour alimenter une trame de récit beaucoup moins riche.

Bien sûr, on appréciera sans aucun doute l’ironie du combat entre l’arrière garde dans la tradition des vieux espions de terrain et la nouvelle garde puisant avec délectation dans le numérique -combat qui est complètement d’actualité aujourd’hui- mais tout cela semble se faire au détriment de la profondeur de l’histoire et de la dynamique du film, qui, avouons-le, est un tantinet longuet (2h28!).

SPECTRE aurait sans aucun doute gagné à avoir une petite demie-heure de moins et un scénario plus charnu. Gageons que le Bond numéro 25 corrigera le tir…

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