Sicario

Le réalisateur québécois Denis Villeneuve, c’est INCENDIES, PRISONERS ou encore ENEMY, c’est aussi à chacun de ses films, une révélation, une maitrise de la mise en scène et de la narration visuelle et c’est en définitive, à chaque fois, un événement que tous ceux qui le connaissent, attendent avec impatience.

Et ce SICARIO, on peut dire qu’on l’attendait pour de nombreuses raisons.

Avec un casting superbe, Emily Blunt, Josh Brolin et Benicio Del Toro, pas des immenses stars, mais des comédiens solides qui savent assumer des personnages complexes et borderline, on se doutait que les rapports inter-personnages seraient forts et serviraient l’histoire.

Avec une histoire sophistiquée mêlant habilement cartels de la drogue, trafic d’êtres humains et rapports hommes-femmes, on ne pouvait que s’attendre à une dénonciation intelligente de tout cela, même si c’était le premier scénario de l’acteur de la série Son of Anarchy, Taylor Sheridan.

Avec une mise en scène qui distille images chocs et plans larges vus d’avion qui placent l’action au-delà de l’humain, on savait qu’on allait assister à du spectacle parfaitement maîtrisé, à une mise en place au cordeau de la narration.

Et SICARIO ne nous déçoit pas, car il est tout cela à la fois et prouve une fois encore que Denis Villeneuve peut nous embarquer dans n’importe quelle histoire avec un talent qui ne se dément pas. On n’attend donc, avec la même impatience qu’au début de cet article, les deux projets qu’il aurait entamés: un remake de BLADE RUNNER et une histoire d’extra-terrestres débarquant sur terre…

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