Shanghai Knights
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Shanghai Knights

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Shanghai Kid II

Equipe:
Durée : 115’
Genre:
Date de sortie: 22/07/2003

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Cité interdite, Chine, 1887. Le sceau impérial est volé et le père de Chon Wang est assassiné devant les yeux de sa soeur, Lin. Chon se lance avec Roy à la poursuite des voleurs qui sont partis à Londres afin de revendre le sceau à un des fils de l'empereur.

 

Notre critique:

Décidément de plus en plus de distributeurs de notre vieille Europe pensent que l’été est le moment idéal pour abreuver les spectateurs assoiffés de quelques numéros 2 , 3 ou 4 de films à gros budget made in US. Nous aurons donc ainsi l’immense joie de voir CHARLIE’S ANGELS 2, TERMINATOR 3 et… SHANGHAI KID II. Pour ce dernier, comme d’ailleurs pour beaucoup de séquelles actuelles, rien de neuf dans la scénarisation, les gags venant principalement du choc des cultures asiatiques et occidentales. Rien de neuf non plus dans la mise en scène, classique et sans surprises…

Le plus étonnant ne vient donc pas du film lui-même mais bien de son interprète principal: Jackie Chan. Ce dernier semble en effet, depuis le commencement de sa carrière US avoir pris un tournant que regretteront certainement ses fans du temps de sa gloire hong kongaise. Jackie Chan semble en effet de plus en plus se confiner dans une sorte de rôle de Buster Keaton de la cascade et du Kung Fu. Il suffit pour s’en convaincre de le voir se (dé-)battre dans le tourniquet d’un hôtel comme un diable bondissant et gesticulant. Plus que jamais, il limite les cascades dangereuses au minimum (les compagnies d’assurance US seraient-elles plus exigeantes que celles de HK?) et se contente de plus en plus de détourner l’usage des objets du quotidien (parapluies, matraques, etc).

Globalement, le jeu sur l’humiliation ou la dérision du pauvre petit chinois face au bête américain menteur lasse très vite, surtout lorsque le récit sombre dans une débilité profonde (comme la bataille de polochons). Et même si cela aide, ce ne sont pas les références (CHANTONS SOUS LA PLUIE, Jack l’éventreur ou encore Hitchcock) qui sauvent le film d’un ennui profond…