Shan he gu ren

1999, une Chine qui s’éveille, à l’aube des 50 ans d’existence de la République Populaire, sert de toile de fond à la première époque de MOUNTAINS MAY DEPART (Shan he gu ren), qui va étaler son récit sur plus de 26 ans en trois époques (1999, 2014 et 2025). Le réalisateur Zhangke Jia démarre son film dans un format carré pour donner un aspect documentaire et d’époque. Il capte ainsi l’air du temps d’une Chine en pleine évolution en fond de l’histoire d’amour de Tao et des ses deux amoureux transis.

2014. Les deux milieux sociaux abordés avec Jinsheng, riche homme d’affaires, et Liangzi, simple ouvrier dans la première époque, sont cette fois-ci exploités à l’once d’une Chine moderne qui revendique une place de choix dans le monde moderne, qui accepte le divorce mais qui part une part de ses valeurs ancestrales.

2025. Le fils de Tao, devenu Dollar (une belle métaphore du réalisateur/scénariste), parle anglais et vit dans le monde de l’argent et de la corruption, dans un monde libéral, sans racines. Il les retrouvera en rejoignant sa mère et en comprenant mieux d’où il vient…

Sorte de retour au point de départ, de démonstration de l’importance de ne pas perdre ses origines, cette dernière époque boucle l’histoire et sert de morale à un film qui ne manque pas d’intérêt historique et qui approfondit bien ses personnages mais dont le traitement des époques reste inégal et moins convaincant.

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