Saw X

Saw X

SAW X, Saw le dixième du nom! Il est bien loin le temps (seulement 10 ans en fait!) où en 2003, James Wan et Leigh Whannell proposaient un court métrage, l’un à la réalisation, l’autre au scénario qui embarque le spectateur dans ce qui pourrait être une légende urbaine sur la survie. En 2004 sort le premier long basé sur ce court. Et même si le succès critique n’est pas immédiat, le public accroche voyant en SAW, un renouveau du film d’horreur gore.

Et au fil des ans, la saga se déroulera avec des bons et des mauvais opus qui joueront plus sur l’horreur gratuite et la torture, la notion de revanche, de vengeance et d’auto-justice que de l’angoisse ou de la frayeur. On aime ou on aime pas, mais il faut saluer la persistance des thématiques.

Hélas peu à peu, Jigsaw va se diluer dans sa propre horreur perdant l’idée de départ qui consistait à résoudre le puzzle qu’il proposait à ses victimes.

Mais il faut reconnaître à ce dixième opus, SAW X, le mérite d’essayer de renouveler le mythe tout en retournant aux prémisses. L’idée d’avoir piégé John Kramer/jigsaw, en fin de vie, dans une arnaque qu’il n’aurait pas renié pour relancer ainsi sa carrière au travers d’une dernière vengeance est plutôt bonne et sauve cette dixième entreprise réalisée par Kevin Greutert et scénarisée par Pete Goldfinger et Josh Stolberg d’une déconfiture possible.

Cette tentative n’en démontre pas moi que la franchise a atteint ses limites et qu’il sera difficile d’évoluer sur d’autres sentiers. Mais il ne faut jamais dire jamais, spécialement en matière d’horreur.

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