Sauver ou périr

Pour son deuxième film après L’AFFAIRE SK1, le réalisateur français Frédéric Tellier a choisi de s’inspirer de faits réels pour se pencher sur le métier difficile de pompier.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit au-delà du fait divers: une véritable ode aux pompiers en général et à ceux de Paris en particulier. Très documenté, avec sa mise en scène quasi en forme de documentaire, SAUVER OU PERIR est divisé en deux parties distinctes.

La première montre Franck dans sa vie de jeune pompier, et jeune marié bientôt père de famille, qui réussit son examen de chef de garde incendie et se retrouve enfin dans son premier incendie en chef de file. La deuxième suit ce même Franck dans sa lutte pour la survie après avoir été brulé sur tout le corps.

Très didactique jusque dans les soins aux grands brûlés, SAUVER OU PERIR pêche par un côté un peu clinique que l’on peut comprendre surtout dans la deuxième partie, mais qui heureusement n’empêche pas l’émotion  de transparaître. Alors qu’il était entré chez les pompiers pour se réparer, Franck se retrouve dépressif, en complète perte d’identité, perdant sa famille, ses amis et sa vie.

Avec un casting très bien choisi –Pierre Niney (LA PROMESSE DE l’AUBE, FRANTZ) et Anaïs Demoustier (AU POSTE!) forment un couple très crédible tout en étant charmant- SAUVER OU PERIR manque malheureusement d’une mise en scène un peu plus “punchy” qui l’aurait fait passer du simple téléfilm au film de cinéma. Mais l’ensemble reste intéressant et est un bel hommage au métier de pompier…

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