Samouraïs
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Samouraïs

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 90′
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 18/06/2002

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Appelé au temps du Japon féodal, le démon Kodeni, patron d’une entreprise de fabrication de jeux vidéos violents, a maintenant 500 ans et, bien qu’encore en bonne forme physique, il est temps pour lui de recouvrer une première jeunesse en renaissant une nouvelle fois… Pour cela, le démon choisi Akemi, la fille d’un inspecteur de police japonais.

 

Notre critique:

SAMOURAIS sent la série B qui a eu trop de budget… Et, ô paradoxe, c’est franchement dommage! Basé sur une idée intéressante, mélangeant les ethnies, les cultures et les technologies, SAMOURAIS aurait pu être ce qu’il devait: un film de série B entraînant avec ses défauts et ses qualités. Au lieu de cela on se retrouve avec un film hybride où l’on sent (chorégraphies, cascades, lieux de tournage) que certains moyens financiers ont été débloqués (ce qui n’a pas débloqué le scénario pour autant) et la volonté du metteur en scène de rester dans le B.

Si l’idée de base était sans nul doute originale, le traitement s’éparpille et des longueurs fastidieuses (notamment entre la mort de Kodeni et sa renaissance) cassent la patience et l’engouement du spectateur amateur de Honk Kong et de films de genre. Encore une fois, on regrettera une absence de cohérence de l’ensemble: le soin apporté aux chorégraphies (particulièrement celles en milieu fermé – escalier et toilettes) par un des spécialistes du genre, Sifu Philip Kwok (LE PACTE DES LOUPS notamment) s’oppose complètement au laisser-aller du script et des effets visuels (des lames plongées dans les corps ressortent aussi brillantes qu’au premier jour et les revolvers semblent sortis tout droit de leurs emballages de jouets).

On regrettera aussi particulièrement la platitude des dialogues qui nous la joue façon ‘jeune’ et chébran avec verlan à l’appui. Dix minutes ça va, mais au bout d’une heure on se prend à regretter de ne pas avoir de sonotone à débrancher.

Si vous n’êtes pas pressés, attendez donc la sortie en vidéo et surveillez du coin de l’oeil le deuxième film du jeune réalisateur Giordano Gederlini en espérant que celui-ci gomme rapidement les imperfections du premier.