Sabotage

Sabotage

En jetant un oeil avec le recul nécessaire sur la carrière cinématographique de l’ex Monsieur Univers et de l’ex gouverneur de Californie, il est clair qu’Arnold Schwarzenegger n’a jamais brillé par des rôles remplis d’émotions et/ou de dialogues. En revenant au cinéma depuis son mandat de gouverneur avec THE EXPANDABLES ou THE LAST STAND, force est de constater qu’il ne retrouve plus vraiment les blockbusters de sa carrière passée.
Et ce SABOTAGE ne fait hélas que confirmer l’indigence de l’acteur qui tente ici une intrusion dans un rôle censé être plus noir et plus dramatique. Hélas, Schwarzy ne parvient ni à conférer la moindre émotion à son personnage, ni la moindre crédibilité. Et dire qu’il est pressenti pour tourner dans 5 films à venir (avec entre autres THE EXPANDABLES 3 et TERMINATOR: GENESIS)!
A côté de ce casting plutôt désastreux (la seule à tirer son épingle du jeu est sans aucun doute Mireille -THE KILLING- Enos), le scénario est loin de faire la part belle à la psychologie des personnages qui est pratiquement inexistante, tandis que la mise en scène ne parvient pas à assurer une véritable continuité entre les scènes et joue avec des flashbacks masqués pour tenter de donner un peu de suspens à une histoire totalement inintéressante.
Enfin, en se terminant à nouveau sur une apologie de l’auto-vengeance, SABOTAGE achève de couler son propre récit qui manque, et de loin, sa mission de thriller divertissant.

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