Romeo Must Die
Accueil CritiquesRomeo Must Die

Romeo Must Die

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Romeo Doit Mourir

Equipe:
Durée : 115′
Genre:
Date de sortie: 04/07/2000

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Quand il apprend l’assassinat de son frère à San Francisco, Han (Jet Li), emprisonné à Hong-Kong, s’évade, bien décidé à faire toute la lumière sur ce meurtre. Arrivé à San Francisco, il va se retrouver au milieu d’une embrouille solide entre la mafia chinoise, à laquelle appartenait son frère, et la mafia US locale. Quand il tombe amoureux de la fille du patron des gangsters locaux, tous les éléments sont en place pour que le drame et la bagarre éclate.

 

Notre critique:

C’est certainement une bonne idée de vouloir faire des films avec Jet Li : l’homme est en effet une méga-star des arts martiaux en Asie et doit sa popularité à quelques films époustouflants tels que THE TEMPLE OF SHAOLIN et la série des ONCE UPON A TIME IN CHINA de Tsui Hark. Joël Silver, producteur de films muclés (DIE HARD, PREDATOR, LETHAL WEAPON, MATRIX), avait déjà fait apparaître Jet Li dans LETHAL WEAPON 4, et lui donne ici son premier rôle principal sur le sol américain.

Dire que le résultat est désolant est un euphémisme ! Alors que le scénario contient quelques éléments de vraie tragédie, à chaque fois rapidement évacués, le film se concentre sur 5 scènes de combat supposée nous épater par la virtuosité de ce nouveau (enfin, nouveau par chez nous, parce qu’en Chine, ça fait 20 ans qu’il est nouveau!) maître du kung-fu. 5 scènes de combat filmées en plans rapprochés et surdécoupées (montage ultra-rapide), ce qui nous empêche d’y voir et comprendre quoique ce soit. De surcroît, les cabrioles de Jet Li sont largement soutenues par des câbles et cela se voit !

Bref, comme ce fut le cas avec John Woo, Tsui Hark et Jackie Chan, les premiers pas de Jet Li dans les studios de l’Oncle Sam sont catastrophiques. Il nous reste à espérer que le succès commercial du film aux USA donnera à l’homme l’autonomie nécessaire pour exprimer son talent devant la caméra d’un vrai réalisateur et sur base d’un vrai scénario.
Et l’on rêve d’une rencontre avec les frères Wachowski ou avec John Woo…