Robuste

Robuste

Georges est une star du cinéma. Un peu désabusé, un peu difficile, il a besoin d’un assistant en permamence pour gérer son quotidien de star vieillissante et râleuse. Son précédent assistant n’étant plus disponible, on lui adjoint une jeune femme mi-garde du corps, mi-garde fou…

ROBUSTE, c’est le premier long métrage de Constance Meyer après trois courts ces 9 dernières années. Avec ce film, elle se lance dans le difficile exercice du film de fiction qui joue sur l’auto-dérision de sa vedette principale, ici Gérard Depardieu dans le rôle de Georges, la star désenchantée. Vous l’aurez compris: « Toute ressemblance avec… est purement fortuite » mais cela n’empêche pas de penser à JCVD ou encore à BEING JOHN MALKOVICH même si dans ROBUSTE, Gégé s’appelle Georges.

ROBUSTE raconte donc la rencontre de Georges et de Aïssa (magnifiquement campée par Déborah -DIVINES- Lukumuena), rencontre bien évidemment improbable d’une star et d’une jeune femme plus ou moins invisible. Rencontre d’un homme qui veut prendre une jeune femme sous son aile et d’une jeune femme qui veut vivre sa vie. Qui est le « robuste » du titre? C’est là toute la question que pose le film pendant un peu plus d’1h30…

Dans l’auto-dérision et un léger cynisme, Gérard Depardieu se régale visiblement dans ce rôle taillé sur mesure pour lui par Constance Meyer. Lorsque Gégé sous le couvert de son personnage dit « le cinéma rend con », difficile de ne pas imaginer que Depardieu, dans un de ses interviews, n’ait pas placé cette phrase. Et c’est là toute la subtilité du film de la réalisatrice et scénariste Constance Meyer: avoir su utiliser ce monstre sacré du cinéma pour faire passer un message complexe remettant sur le tapis la fragilité des comédiens face au monde réel qui les entoure.

Articles associés

Love Lies Bleeding

Une affaire de principe

Drive-Away Dolls