Robin Hood

Robin Hood

Nombreux sont les films qui ont traité de Robin Hood (Robin la capuche et non pas Robin des bois) depuis que des ballades anglaises du moyen-âge en ont chanté la gloire… Depuis Walt Disney en passant par Douglas Fairbanks ou Kevin Costner, le personnage a toujours su séduire.
Mais, après avoir repris le scénario des mains Ethan Reiff et Cyrus Voris (qui avaient donné une tout autre orientation au récit), le scénariste Brian Helgeland (MYSTIC RIVER, PAYBACK, L.A. CONFIDENTIAL), en martelant que le film s’arrête là où commence la légende de Robin des Bois, semble vouloir faire preuve d’une approche historique d’un personnage dont l’Histoire n’est même pas certaine qu’il ait seulement existé! Et c’est là que le bât blesse…
Car si Ridley Scott assure sans conteste côté mise en scène et si le casting est relativement irréprochable, ce ROBIN HOOD, par son côté faussement historique, montre bien à quel point le cinéma hollywoodien a vite fait de tordre l’histoire à sa façon pour la plier aux dures lois du divertissement sans queue ni tête.
Mélangeant donc à grosse louche histoire et légende, ROBIN HOOD, présenté en ouverture à Cannes, ne manquera pas de faire sourire (ou même rire aux éclats) plus d’un spectateur. Et la scène de débarquement des français menés par Philippe Auguste, roi de France, sur les côtes anglaises est certainement le clou du ridicule-spectacle puisque l’on se croirait clairement en 45 en Normandie ou dans SAVING PRIVATE RYAN version moyen-âge…
Et espérons que ce n’est pas l’action (ou plutôt le manque d’action) qui -à l’instar d’un IRON MAN 2- sauvera le film d’un flop annoncé par le bouche à oreille des spectateurs!

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