Private Parts

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Il est des personnages médiatiques vivants qui engendrent, de par leur conduite, des réactions totalement opposées: haine ou amour, avec dans les deux cas un certain fanatisme qui peut conduire à des situations quelque peu extrêmes… Larry Flint ou Howard Stern en sont de vivants exemples et tous deux viennent d’avoir droit à la mise en image de leur biographie.

Howard Stern est indéniablement ce qu’on appelle un personnage! Aphasique à l’âge de 12 ans, complètement écrasé par son père, rejeté par les filles aux alentours de 16 ans, d.j. gaffeur et déplorable à 19 ans, il est aujourd’hui à la tête d’un audimat assez étonnant, tant à la télévision qu’à la radio. Son ton corrosif, sa volonté de tout dire, même et surtout ce qu’il ne faut pas, en ont fait un présentateur en marge d’un certain système…

Adapté de l’autobiographie d’Howard, PRIVATE PARTS raconte l’histoire de ce phénomène haut en couleurs en n’en faisant, et c’est là le mérite de ce film, ni l’apologie ni le procès. Le producteur, Ivan Reitman (réalisateur entre autres de GHOSTBUSTERS, KINDERGARTEN COP), a su ménager la chèvre et le chou en confiant la réalisation à Betty Thomas (épisodes de DREAM ON), qui admet aisément ne pas être une fan de Stern, et en laissant la bride au cou à Howard Stern lui-même, tant au niveau scénario qu’au niveau de l’interprétation de son propre rôle. Né de cette opposition, ou disons plutôt de cette double vision, le film, tout en possédant une trame et une mise en scène classiques, a le mérite de nous éclairer objectivement sur un des grands mythes médiatiques de la fin du 20e siècle.

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