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Pleasantville

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe: Gary Ross, Jeff Daniels, Joan Allen, Tobey Maguire
Durée : 126’
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 20/04/1999

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Pleasantville est une série télé des années cinquante. En noir et blanc. La vie y est simple, conformiste jusqu'à l'excès de platitude. Il fait toujours beau, les pompiers ne doivent jamais éteindre d’incendies, les toilettes n’existent pas, les parents dorment dans des lits jumeaux, les amoureux osent à peine se toucher la main. Boutonneux frustré des années 90, David aime s'évader en regardant la série... Contrairement à sa soeur Jennifer, aux hormones en ébulition, qui négligé l'école pour ne regarder que les garçons. L'intervention d'un réparateur de télé démiurge et d'une télécommande magique projette les deux dans la série avec tous les problèmes que cela suppose. Des couleurs intempestives viennent saloper le beau noir et blanc, et surtout, leur présence apporte un vent d'indépendance: les jeunes lisent des livres et découvrent avec stupeur qu'il y a un monde autours de Pleasantville, certains se trouvent une vocation artistique, les femmes se laissent aller au désir... Tout cela fait désordre.

 

Notre critique:

Ancien rédacteur de discours politiques pour la Maison Blanche, Gary Ross entend faire sa satire des moeurs conformistes de son pays. Mettons.

Si le point de départ est charmant (à défaut d’être original, THE TRUMAN SHOW est passé par là), le développement pèche un peu par mollesse. Le principe de le colorisation progressive est terriblement répétitif et l’audace rare (quand même, Maman prend des couleurs en se masturbant dans sa baignoire…).

On pourrait même se demander s’il ne propose pas une médiocrité en couleur à la place d’une en noir et blanc si une pirouette finale ne ramenait pas un poil d’incorrection. C’est peu.

 

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