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Petits Désordres Amoureux

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 95’
Genre:
Date de sortie: 18/08/1998

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Alain et Lionel font un pari liaisonsdangereusien. Lionel doit séduire une belle, la faire crever de désir et passer la nuit avec elle sans la toucher. Lionel y parvient, pas parce qu'il a une volonté d'airain, mais plutôt parce qu'il a un blocage quelque part. Le voilà maintenant embarqué dans une vie de couple avec une belle dont l'appétit insatisfait grandit, grandit, grandit...

 

Notre critique:

Il y a des sujets plus profonds qu’ils n’en ont l’air. La gaudriole par exemple. Un amusement en apparence, mais, n’en déplaise aux chastes romantiques énamourés, c’est en réalité souvent elle qui fait et qui défait les couples.

Il y a des scénaristes qui écrivent bien. Eric Assous, par exemple, qui pond un PETITS DÉSORDRES AMOUREUX poilant, intelligent, et coquin. Plein de connivence avec les spectateurs: c’est un narrateur extérieur qui raconte: parfois il intervient dans certaines scènes et les commente; parfois même il envoie l’histoire sur une fausse route pour la rattraper ensuite. C’est ludique.

Il y a des filles avec de beaux seins. Smadi Wolfman par exemple. Mais cela se passe de commentaires.

Il y a des comédiens hautement sympathiques. Vincent, Smadi et Bruno, par exemple, dont on voudrait qu’ils soient toujours aussi drôles et sensibles que le laissent présager certains passages du film. Mais ce n’est pas leur faute s’ils donnent une impression de rigidité.

Car il y a des réalisateurs mous de la branche qui devraient faire attention avant de se lancer dans leur premier film. Olivier Péray par exemple, qui parvient à fâcher le spectateur avec un matériau au départ attirant. Distancié à l’excès, il ralentit le jeu des comédiens alors que ce marivaudage appelle le pétillant. Il monte mollement et pointe du doigt ses effets narratifs. Et la connivence subtile de se transformer en pensum intello. On à l’impression qu’il louche vers le Guitry du ROMAN D’UN TRICHEUR ou vers le Christian Vincent de la DISCRÈTE sans jamais les atteindre. De toute façon, à trop loucher, on finit par se prendre un poteau dans la figure.

Heureusement qu’il y a des filles avec de beaux seins.