Patser

“Vite fait tiré d’une histoire vraie” annoncent d’emblée Adil et Bilall, les deux réalisateurs belges de PATSER qui nous avaient déjà balancé au travers des yeux IMAGE et BLACK. Avec cette intro, le ton est donc donné, on sait que PATSER débordera du coté de la comédie tout en nous envoyant du thriller plutôt lourd.

Car PATSER est avant tout une explosion d’images avec des découpages hyper-serrés servies par un vocabulaire branché et des dialogues mitraillettes. Très orienté “gamers”, le film est divisé en 7 chapitres reprenant les 7 pêchés capitaux (depuis la paresse jusqu’à l’orgueil) retraçant l’histoire de cette bande de copains plus minables pathétiques que bandits de grand chemin.

Après avoir situé leurs récits à Bruxelles (décrite souvent comme une ville en état de siège), Adil El Arbi et Bilall Fallah se penche sur le cas Anvers où ils écorchent généreusement la NVA et le bourgmestre de la ville portuaire.

Côté musique, les deux réalisateurs s’en donnent à coeur joie se payant même le luxe d’utiliser “Tombe la neige” de Salvatore Adamo (d’où provient bien sûr le nom de leur héros) sur fond des flots de coke déversés sur Anvers.

Au final, si le scénario n’est pas d’une originalité particulière, nul doute qu’avec la maîtrise de la mise en scène dont ils font preuve dans PATSER, il ne faudra pas longtemps pour que nos amis hollywoodiens s’intéressent de près à Adil et Billal. Espérons qu’en franchissant l’Atlantique, ils ne perdront pas leur sens de la dérision bien belge…

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