Paterson

“Itinéraires poétiques d’un chauffeur de bus à Paterson” pourrait être le sous-titre de PATERSON, le nouveau Jim Jarmusch (COFFEE AND CIGARETTES, GHOST DOG). Amateur d’errance et de hasards, Jim Jarmusch est capable du meilleur (STRANGER THAN PARADISE) comme du pire (THE LIMITS OF CONTROL).

Avec PATERSON, il nous offre ce qu’il a fait de mieux depuis longtemps! Concoctant un scénario qui montre que le hasard n’existe pas et que seuls les fils du destin sont responsables des tragédies et des rencontres, Jim Jarmusch prend le temps (presque 2h) pour nous embarquer dans le quotidien de son Paterson, héros ordinaire et vrai poète, interprété très simplement par Adam Driver.

PATERSON, c’est le quotidien transcendé par un scénario superbement écrit, par un soin du détail dans la mise en scène et une subtile analyse de personnages. Il faut voir le soin dans les décors et la caractérisation de Laura, la femme de Paterson, pour comprendre toute la richesse d’un film méticuleux sans être ennuyeux.

Jarmusch parle de poésie et a le talent de faire un film poétique pour en parler. Du grand art, en somme!

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