Parthenope
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Parthenope

par Eric Van Cutsem

Titre français : Parthénope

Equipe: Celeste Dalla Porta, Dario Aita, Gary Oldman, Paolo Sorrentino, Stefania Sandrelli
Durée : 137′
Genre: Drame
Date de sortie: 12/03/2025

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

1950. Naples. Le commandant fait cadeau d’un carrosse venu directement de Versailles à Raimondo, un jeune garçon d’une riche famille de la région.

 

Notre critique:

Il y a dans le cinéma de Paolo Sorrentino une sorte de flamboyance tant dans les images que dans la mise en scène, une certaine fascination de la beauté, une étude de la jeunesse au travers de sa confrontation avec l’âge. C’est en tout cas ce que l’on retrouve dans YOUTH, LA GRANDE BELLEZZA ou LA MAIN DE DIEU.

Avec ce PARTHENOPE, il s’attaque à nouveau à ces sujets au travers de la vie de son personnage de Parthenope, cette fille éprise de liberté, assoiffée de connaissances, curieuse de tout, sirène née de la mer dans la baie de Naples.

Cette jeune femme, intelligente, riche, qui a en somme tout pour elle, à l’exception de la reconnaissance des hommes qui ont vis-à-vis de sa beauté des réflexes primaires, ne parvenant jamais à voir en elle plus que son apparence.

Interprétée par la magnifique Celeste Dalla Porta dont c’est le premier long métrage (elle a joué dans LA MAIN DE DIEU sans être créditée), Parthenope parcourt la vie dans une sorte de rêve au fil de rencontres qui vont nourrir son besoin d’apprendre.

PARTHENOPE est avant tout une fable au bord du fantastique qui peut se révéler déroutante tant Sorrentino se joue de ses personnages donnant à son héroïne le pouvoir de la beauté mais aussi sa malédiction. Il effleure son récit le parsemant d’images soignées et ensoleillées sans toutefois donner les clés de celui-ci laissant le spectateur seul juge.

On peut détester le film pour cette façon de présenter le regard masculin sur les femmes (en particulier Parthenope) ou se laisser simplement bercer par sa langueur et sa beauté portée toute entière par le personnage principal qui devient dans ce cas une sorte de beauté conceptuelle, une représentation des pour et des contres de celle-ci.

Le problème principal réside aussi sans doute dans un arc narratif jamais vraiment résolu (portant sur la question « qu’est-ce que l’anthropologie? » qui revient tout le temps) et qui laisse le spectateur plus que dubitatif lorsque la réponse arrive enfin…

 

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