Equipe:
Durée : 95′
Genre:
Date de sortie: 18/12/2001
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Frank est gardien de zoo. Après avoir avalé un uf infecté par un virus mortel, létat de santé de notre bougre se dégrade peu à peu sous lil inquiet de sa fille. Frank, peu habitué à tomber malade, se voit contraint de prendre un comprimé anti-rhume. Une fois ingéré, le cachet est pris en charge par le globule blanc Osmosis Jones, une sorte de policier de la santé, qui a pour mission descorter le médicament à travers lorganisme défaillant
Notre critique:
En voilà un drôle de mélange que cet OSMOSIS JONES. Mixage plus ou moins raté de live action et de dessin animé, louvrage véhicule autant de bonnes idées (très mal exploitées) quautres plutôt nuisibles. Pourtant au fil de leurs « oeuvres », les frères Farrelly se sont bâtis une très solide réputation dans lart de la manipulation du mauvais goût. Entre film dauteur et séance vomitive pour ado rebelle en mal de gros mots, chacune de leur fiction faisait mouche. OSMOSIS JONES, non !
Faute à qui me demanderez-vous ? Aux deux pourfendeurs du savoir-vivre ? A lhistoire ? Au dessin animé ?… Ben, disons que chacun dans leur registre, ils contribuent à la déstabilisation générale de ce scabreux édifice. Les séquences dites « live » ne sont présentes que pour permettre une assise émotionnelle au film, rien de plus. Comme si une virée dune heure trente dans le corps humain sans en connaître intimement le propriétaire posait problème. Donc à laventure intérieure, on a rajouté des séquences extérieures gérées par les frères susnommés. Et pan dans le mur ! Idiotes, crétines, mal filmées, mal jouées… ces séquences abattent platement leur quota de vulgarité primitive sans art ni motivation. A chaque fois que Bill Murray squatte lécran, lourdeur et relents prennent place!
Du côté interne, par contre tout se passe plutôt bien mais pèche par un manque évident de précision et de perspicacité. Le scénariste y entremêle émotions et cellules, y injecte une mini-crise politique, et jette dans son récit tonnes de bonnes petites idées qui meurent aussi vite quelles naissent. Ne reste donc quun sentiment de démonstration ! Lanimation quant à elle est assez plaisante, lintégration de la 3D dans un layout 2D (façon IRON GIANT) est plutôt réussie et le côté revendiqué « Buddy Movie » fonctionne assez bien. Du point de vue mise en scène, les réalisateurs Piet Kroon et Tom Sito ont su fort agréablement miser la carte du spectaculaire, hormis un final grand guignolesque où les images de synthèse et le too much ambiant annihilent toute émotion.
OSMOSIS JONES est donc un très grand ratage qui malgré une bonne volonté et une joyeuse pelletée de bonnes idées ne trouve jamais son terrain denvol. Là-dessus, je vais me faire un épisode dIL ETAIT UNE FOIS LA VIE !
