Os Mutantes

OS MUTANTES. Les mutants. Des jeunes en révolte. Des jeunes sans cesse plus nombreux au Portugal… et ailleurs.

Ils sont devenus délinquants sans trop comprendre pourquoi. Ils se rebellent, animés par une fureur incontrôlable. Mais leurs cris ne parviennent pas forcément à nos oreilles.
Teresa Villaverde nous emporte de force dans le sillage mouvementé de trois jeunes en pleine crise. Autant dire que le parcours n’est pas de tout repos. La violence qui anime ces personnages hors du commun nous bouscule. Leurs doutes et leurs faiblesses chahutent notre raison. On a envie de leur tendre la main. Parfois aussi, on a envie de les repousser. C’est tout le paradoxe de cette génération mutante que la portugaise porte à l’écran: ils sont imparfaits et cherchent une utopie; ils sont touchants mais leurs hurlements nous énervent.

L’image est à l’avenant. Souvent secouée, parfois lyrique. La réalisatrice s’attarde sur les scènes-clé de son récit, n’ayant pas peur d’appuyer l’insupportable (tel cet accouchement interminable dans une toilette de Restoroute). Tantôt, son style est gracieux, en accord parfait avec son propos ; tantôt, il est ampoulé et pêche par ses excès.

OS MUTANTES est un film en dents de scie qui trouvera certainement son public. Inutile de dire qu’il en repoussera aussi plus d’un.

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