Original Sin
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Original Sin

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Péché Originel

Equipe:
Durée : 117’
Genre:
Date de sortie: 04/09/2001

Cotation:

1 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Luis Vargas, riche Cubain exportateur de café, possède tout ce qu'il veut, sauf l'épouse américaine qu'il recherche. Elle sera à coup sûr l'ultime symbole de sa réussite, elle lui tiendra compagnie. Luis est un homme profondément sincère et pragmatique qui veut se marier, mais pas tomber amoureux.Julia Russell, qui a répondu à l'annonce, pourrait être cette "épouse idéale". Pourtant, dès leur première rencontre, tout bascule. Julia est somptueuse, sensuelle et entourée de mystère. Elle n'est pas celle que Luis avait cru découvrir à travers ses lettres, et ses histoires semblent fabriquées de toutes pièces...Loin de rebuter Luis, ces zones d'ombres ne font qu'attiser sa passion pour la séduisante jeune femme. Bientôt, il ne désire plus qu'une chose: la posséder, connaître la vérité sur elle... Même s'il doit pour cela s'aventurer dans un monde incertain d'érotisme, de faux-semblants et de crime....

 

Notre critique:

Présenté comme un thriller dans le plus pur style du film noir, comme une sorte d’hommage au genre, ORIGINAL SIN n’est qu’une fiction pénible de chez pénible où les acteurs se poursuivent, se mélangent, se séparent, se poursuivent, … Si Angelina Jolie et Antonio Banderas s’en donnent visiblement à cœur joie dans certaines scènes et dans leur jeu de séduction sensuel et sexuel, cette resucée de LA SIRENE DU MISSIPPI de Truffaut ne tient vraiment pas la route.

Soporifique adaptation du roman de Cornell Woodrich (« Valse dans les ténèbres »), ORIGINAL SIN bénéficie de toutes les tares du cinéma contemporain. Des ralentis mielleux et injustifiés pullulent dans cette œuvre (?) où l’image est surléchée, où les bougies scintillent (ça fait plus joli quand on fait l’amour!), où l’emballage visuel exotique, en l’occurrence le Mexique, censé apporter ‘the magic touch’, rabaisse tout au niveau d’un bouquin Arlequin qui se serait étrangement téléporté dans la collection Le Masque. Dans ce joyeux foutage de gueule de près de deux heures (et au demeurant totalement barbant), au sein duquel le thème de la passion ne prend que bien peu d’ampleur, nos deux tourtereaux ne satisferont que des libidos primaires et pré-pubères, genre amateurs des FEUX DE L’AMOUR. Nullement vénéneuse, cette cornichonnerie est tout simplement pelante. A bon lecteur salut, pour les autres bonne chance…