One Night at McCool's
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One Night at McCool’s

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Divine Mais Dangereuse

Equipe:
Durée : 100’
Genre:
Date de sortie: 17/07/2001

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Tout a commencé un soir chez McCool's... Trois hommes pas vraiment soupçonneux et une femme qui vit dans un rêve vont se rapprocher et s'unir sur fond de désir, de petits délits, de bingo, de DVD et autres éléments délicats de décoration intérieure.

 

Notre critique:

En 1994, Quentin Tarantino et son PULP FICTION popularisaient un style de polar très particulier, dans lequel la galerie de protagonistes et leurs interactions (physiques ou verbales!) étaient plus importantes que le scénario lui-même. Depuis lors, bon nombre de cinéastes se sont lancés dans l’aventure. On pense par exemple à JUDAS KISS ou à THE WAY OF THE GUN, par exemple.

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ONE NIGHT AT MC COOL’S creuse le même sillon. Il en reprend les principaux ingredients: des personnages hauts en couleur et très en verve, perturbés par une beauté fatale manipulatrice. Le principe du film est dès lors très simple: trois mâles hébétés par la silhouette affriolante de la belle Liv Tyler échafaudent les pires stratagèmes afin de la séduire. Jusqu’au moment où la situation dérape violemment, d’abord sur un meurtre, puis sur l’enrôlement d’un tueur à gages qui vient pointer le bout de son revolver dans ce sac de noeuds. Ce chassé-croisé est habilement orchestré par l’éphémère scénariste Stan Seidel, décédé en 2000 sans voir le résultat de sa première et dernière adaptation pour le grand écran.

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La mise en images de Harald Zwart -c’est aussi ses débuts au cinéma- est rythmée et moderne. La photo et les décors sont très colorés, voire par moment excentriques, mais le tout est assez bien chaloupé, et surtout très cohérent avec les personnages.

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Ces derniers forment évidemment le centre vital de ce film, qui fonctionne essentiellement sur les situations et les dialogues.

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Liv Tyler (STEALING BEAUTY, DR T AND THE WOMEN) joue sur le fil du rasoir, en équilibre instable entre la femelle insupportable et la désaxée fragile. Sa tendance à surjouer le rôle en irritera plus d’un, mais l’actrice voile ses excès grâce à son capital sympathie toujours intact. Pour lui donner la réplique, Matt Dillon, John Goodman et Paul Reiser se disputent la présence à l’écran. Michael Douglas, producteur, se réserve un rôle suave, celui du tueur à gages joueur de bingo. Tous s’en donnent à coeur joie, l’image en est témoin.

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ONE NIGHT AT MCCOOL’S est une série B qui s’inscrit peut-être en retrait des grandes productions du genre, mais elle reste un divertissement efficace, drôle et rythmé. Que demander de plus?