Ocean’s Twelve

Ocean's Twelve

Avec OCEAN’S ELEVEN, Steven Soderbergh avait fait un remake en forme d’exercice de style panaché par une pléiade d’interprètes parmi les plus en vue d’Hollywood. Distrayant, avec une mise en scène inventive, ce premier opus avait attiré sans difficulté un large public.

Réalisateur doué (TRAFFIC, THE LIMEY), producteur avisé, Soderbergh a remis le couvert sans doute poussé dans le dos par un succès évident et par le plaisir de retrouver une équipe d’interprètes ma foi fort sympathique. Mais reprendre les mêmes, avec les mêmes conventions plaira peut-être aux aficionados mais risque de d’ennuyer les autres!

Après une (trop) longue entrée en matière pour présenter à nouveau les onze du premier film, OCEAN’S TWELVE prend alors le cap de son réjouissant prédécesseur mais échoue sur bien des points dans sa difficile tâche. Maniant un peu trop les invraisemblances (la maison soulevée), minimisant les relations entre les personnages (surtout celles entre Brad Pitt et George Clooney), ces douze de Danny repose surtout sur une mise en scène dynamique, inspirée, qui multiplie les flash-back divers et variés pour transformer une simple suite de casses en une lutte entre voleurs d’envergures. Soderbergh conserve ainsi l’attention du spectateur au-delà d’une histoire simple qui tente souvent, hélas artificiellement, de brouiller les pistes.

Et malheureusement la bonne humeur visible des interprètes, l’auto-référence hilarante à Julia Roberts, les retournements finaux, une Catherine Zeta-Jones toujours plus sexy et un Vincent Cassel en super Arsène Lupin ne parviennent pas à vraiment faire de ce second volet un peu long un film aussi plaisant que le premier. Regrettable vu le casting…

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