Equipe:
Genre:
Date de sortie: 23/04/1996
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Se passant à Belfast en 1975, NOTHING PERSONAL narre la façon dont Catholiques Républicains et Loyalistes Protestants s’affrontent à coups de bombes, de poings et de tueries, dans une lutte fratricide dont la stupidité sans bornes est effrayante. L’intérêt principal du film est de montrer comment les irlandais se déchirent entre eux sans avoir besoin d’autre chose que la bénédiction des anglais.
Notre critique:
S’il est un film qui peut obtenir cette année le titre de meilleure démonstration de la bêtise humaine, il s’agit bien sans conteste de NOTHING PERSONAL.
Baigné par un état d’angoisse permanent, le film réussit le tour de force de faire sortir le spectateur hors de ses gonds à la vue de ces assassinats en forme de querelles de voisinage, où l’on tue quelqu’un simplement pour sa religion. Ce qui nous rappelle hélas que l’intégrisme musulman n’est pas le seul à frapper aveuglément à tort et à travers.
Aidé par une mise en scène efficace, NOTHING PERSONAL montre aussi au travers des gangs de Loyalistes (et de Ginger –Ian Hart– en particulier) comment la violence peut prendre des formes de plus en plus ‘légales’, justifiées par la violence de ‘l’ennemi’: l’IRA en l’occurrence. La violence cautionnant la violence. Et la bêtise s’enchaînant à la bêtise (comme le montre le déroulement de la scène de tuerie finale).
Avec une interprétation criante de vérité, NOTHING PERSONAL est aussi un plaidoyer pour l’enfance. Les adultes irlandais détruisent leurs enfants non seulement en les tuant, mais aussi en les impliquant dans un processus qu’ils ne comprennent même pas.
A voir comme le témoignage poignant de notre monde d’imbéciles!