Nés en 68
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Nés en 68

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 173’
Genre: Drame
Date de sortie: 19/08/2008

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

1968. Catherine, Yves et Hervé ont vingt ans, sont étudiants à Paris et s'aiment. La révolte du mois de mai bouleverse leur existence. Gagnés par l'utopie communautaire, ils partent avec quelques amis s'installer dans une ferme abandonnée du Lot. L'exigence de liberté et la recherche de l'accomplissement individuel les conduisent à faire des choix qui finissent par les séparer.
1989. Les enfants de Catherine et Yves entrent dans l'âge adulte et affrontent un monde qui a profondément changé: entre la fin du Communisme et l'explosion de l'épidémie de sida, l'héritage militant de la génération précédente doit être revisité.

 

Notre critique:

NES EN 68, comme son titre ne l’indique pas forcément, se veut une grande fresque sur l’après 68 et ses conséquences sur les jeunes nés de parents soixante-huitards… Grande fresque, le film l’est certainement par sa durée de près de trois heures, mais peut-être moins par la présence de nombreux clichés sur cet après 68, clichés véhiculés et rabâchés déjà depuis bien longtemps.

Rien de bien nouveau sous le soleil donc pour ce film qui tente de montrer l’impact de mai 68 sur les existences ou comment les idées utopistes de l’époque font leur chemin tout en montrant leurs limites. Très vite les communautés de partage prennent l’eau, très vite aussi le mode de vie révolutionnaire se révèle être une intellectualisation plus qu’une réalité et toujours aussi rapidement, les héritiers de 68 se prendront dans la figure tout ce que leurs aînés ont laissé traîner sous le tapis…

Bien sûr, il y aura beaucoup de gâchis mais aussi quelques réussites et quelques embryons de solutions dans des domaines aussi divers que la libération de la femme ou la volonté d’établir une société plus juste et plus humaine.

Mais NES EN 68 ne parvient pas à cerner mieux le processus que par des coups de pinceaux hésitants, effleurant bien des sujets sans en traiter aucun à fond, s’embourbant parfois dans les longueurs typiques du mélodrame. Laetitia Casta est omniprésente à l’écran et c’est normal puisqu’elle est le centre du récit. Elle parvient à séduire et à donner de la force à son rôle mais sans pour autant parvenir à insuffler au film le souffle qu’il lui manque parfois…